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Transition durable : pourquoi le DRH devient l'acteur clé de votre stratégie RSE

Le Journal des Entreprises publie un éclairage sur ce basculement: faire du directeur des ressources humaines le pivot de la transformation écologique et sociale.

Transition durable : pourquoi le DRH devient l'acteur clé de votre stratégie RSE

Quand l'empreinte carbone quitte la case RSE pour atterrir sur le bureau du DRH, c'est toute la chaîne d'achat — y compris celle des objets publicitaires — qui doit revoir ses critères. Le Journal des Entreprises publie un éclairage sur ce basculement: faire du directeur des ressources humaines le pivot de la transformation écologique et sociale. Le mouvement trouve cette semaine un exemple concret en Tunisie.

Un DRH qui engage l'accord, pas une direction RSE à part

Le mémorandum d'entente officialisé entre la Tunisian Automotive Management Academy (TAMA) et ProVerdy, startup tunisienne spécialisée dans la comptabilité carbone et la conformité ESG, l'illustre sans détour. L'accord a été signé en présence d'Adnan Boubaker, directeur des ressources humaines et de la durabilité sociale de TAMA, et de Souha Bejaoui, directrice générale et cofondatrice de ProVerdy. Le détail qui compte: c'est bien le DRH qui engage la coopération côté TAMA, sans direction RSE distincte en vis-à-vis. Le partenariat couvre l'évaluation et la réduction de l'empreinte carbone des sociétés de la filière automobile tunisienne, la mise en place d'outils de reporting extra-financier conformes aux normes ESG, et l'organisation de sessions de formation, d'ateliers techniques et de webinaires à destination des équipes des entreprises membres de la Tunisian Automotive Association.

Ce que cela change pour le goodie bordelais

Pour une PME de la métropole qui commande ses goodies annuels — tote-bags, polos, gourdes, carnets —, ce déplacement rebat la chaîne de décision. L'achat de textile promotionnel n'est plus un sujet purement marketing: la DRH, qui pilote souvent la politique cadeau, le Welcome Pack des nouveaux arrivants et les dotations événementielles, intègre désormais les critères d'ACV, de traçabilité des fibres et de lieu de fabrication dans son cahier des charges. Les questions à poser au fournisseur deviennent systématiques: grammage du coton ou du polyester recyclé, origine de la filature, lieu d'impression et de broderie, durée de vie estimée du produit.

Vérifier avant de signer le bon de commande

Trois critères chiffrés à exiger avant toute commande groupée: un grammage précis — au moins 140 g/m² pour un tote-bag réutilisable au quotidien, plutôt 300 g/m² pour une version destinée à porter des charges —, un certificat de traçabilité des fibres (GOTS, GRS ou équivalent) et l'indication du lieu d'assemblage final. Le ratio durabilité/prix s'évalue sur l'usage réel: un objet publicitaire qui finit au fond d'un tiroir après trois mois coûte plus cher à l'entreprise, en empreinte carbone comme en euros, qu'un modèle plus onéreux conservé deux ans. Un goodie à 1,50 € dont la traçabilité reste inconnue n'est pas une économie: c'est un passif.