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Emballages durables : les critères pour vos objets publicitaires

D'après Sustainability Magazine, qui vient de publier son classement des dix principales entreprises d'emballages durables, le secteur de l'emballage industriel se réorganise autour de deux…

Emballages durables : les critères pour vos objets publicitaires

D'après Sustainability Magazine, qui vient de publier son classement des dix principales entreprises d'emballages durables, le secteur de l'emballage industriel se réorganise autour de deux exigences: circularité des matériaux et réduction de l'empreinte carbone des chaînes logistiques. Pour les acteurs bordelais de l'objet publicitaire et du cadeau d'affaires personnalisé, ce palmarès est un point de départ utile — pas une garantie, et certainement pas une dispense d'audit interne.

Ce que le classement met (vraiment) sur la table

Le panorama, publié mi-septembre 2026, met en avant des innovations en matériaux biosourcés et en plastiques présentés comme 100 % recyclables, portées notamment par Huhtamaki et Sonoco Products. Derrière l'appellation « biosourcé » se cachent des réalités très hétérogènes: ratio de matière végétale contre fossile, origine agricole (canne à sucre, maïs, amidon), traçabilité jusqu'à la parcelle, certifications FSC ou ISCC. Un emballage biosourcé n'est pas mécaniquement moins carboné qu'un emballage fossile: seule une analyse de cycle de vie (ACV) permet de l'établir, matériau par matériau. Le « 100 % recyclable », lui, n'a de valeur que si l'infrastructure de collecte et de tri suit réellement, ce qui varie fortement d'un territoire à l'autre et d'une résine à l'autre.

Ce qu'il faut inscrire au cahier des charges B to B

Pour une entreprise de la métropole bordelaise qui commande des goodbags, coffrets textile, pochettes kraft ou kits événementiels, trois critères méritent d'être exigés par écrit du prestataire d'objet publicitaire, et non simplement évoqués oralement:

  • Le pays de fabrication exact du packaging, et non du seul produit fini personnalisé.
  • Le grammage du carton ou du papier, la part de fibres recyclées et le type d'encre utilisée pour le marquage.
  • La preuve de recyclabilité effective sur le bassin de collecte français ou, a minima, européen.

Le point aveugle du palmarès

Aucun classement sectoriel ne remplace une ACV produit-spécifique. Tant que les dix entreprises citées ne publient pas leurs données vérifiées par un tiers — EPD, ISO 14067, ou à défaut un rapport CSRD — le ratio durabilité/prix reste opaque, et l'audit interne ne peut pas se rabattre sur ce Top 10 comme s'il s'agissait d'un certificat. La Semaine Européenne du Développement Durable, qui se tient précisément cette semaine, fournit un calendrier légitime pour interroger ses fournisseurs sur ces trois critères, sans qu'aucune équipe commerciale ne puisse s'en offusquer.