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Rendez-vous Angus 2026 : quand l'art durable inspire la conception d'objets

Selon EST MÉDIA Montréal, le Technopôle Angus accueille une programmation conçue en collaboration avec Art Souterrain autour du thème « Art et territoires durables »: expositions photographiques…

Rendez-vous Angus 2026 : quand l'art durable inspire la conception d'objets

éal braque, du 15 septembre au 7 octobre, ses projecteurs sur le réemploi de matériaux via la nouvelle édition des Rendez-vous Angus. Selon EST MÉDIA Montréal, le Technopôle Angus accueille une programmation conçue en collaboration avec Art Souterrain autour du thème « Art et territoires durables »: expositions photographiques, conférence et projection documentaire s'y enchaînent pour rapprocher création contemporaine et enjeux environnementaux. Pour les professionnels du sur-mesure textile et de l'objet publicitaire, l'initiative offre surtout un miroir utile: celui d'une filière culturelle qui choisit d'assumer frontalement l'empreinte matérielle de ses productions.

La toiture du Stade olympique comme dossier matière

Le 15 septembre à 18 h 30, la conférence d'ouverture « De la toiture aux œuvres: quand l'art transforme les matériaux » met en regard la dépose de la toiture du Stade olympique et sa reconversion en deux œuvres originales. Présentée en collaboration avec le Parc olympique, la discussion, animée par Frédéric Loury (directeur général d'Art Souterrain), réunit Nadir Guenfoud (vice-président du projet de modernisation au Parc olympique), Honorine Youmbissi (Conseil des arts et des lettres du Québec), l'artiste Philippe Allar et Christophe Audoly, spécialiste en écoresponsabilité ayant contribué à un guide destiné aux créateurs. Le passage d'un déchet de chantier à une matière de création documente, par le menu, ce qu'un cahier des charges d'objet publicitaire exige encore trop rarement: composition, volumes, traçabilité et scénario de fin de vie documentés en amont de la production.

Ce que le documentaire « La richesse des ordures » prolonge pour la commande d'entreprise

Le 22 septembre à 19 h, le documentaire La richesse des ordures de Dominic Simard prolonge la même grille de lecture: la culture du jetable passée au crible, suivie d'un débat réunissant le réalisateur et plusieurs acteurs québécois du réemploi. Le rapprochement avec la commande d'objet d'entreprise est direct: un mug, un totebag ou un textile siglé n'a, par nature, rien de culturellement polluant — il le devient par défaut de spécification. La commissaire Ariane Plante signe par ailleurs deux expositions photographiques extérieures — vingt tirages au total — installées à la passerelle du Locoshop Angus et dans le boisé de l'écoquartier, supports et encres à interroger comme n'importe quel support promotionnel.

L'angle d'audit: la donnée avant le discours

La Société de développement Angus reconnaît publiquement, par la voix de sa conseillère aux communications et projets spéciaux Amélie Olivier, que le domaine artistique peut parfois se révéler très polluant — une transparence qui tranche avec la rhétorique « 100 % vert » saturant encore les catalogues d'objets publicitaires. Ce qu'un audit interne doit en retenir: la donnée materiau — composition, grammage, origine des fibres, scénario de réemploi ou de recyclage — pèse plus lourd que le storytelling de fin de brochure. Avant d'évoquer l'écoconception d'un goodie, on exige la fiche technique, la provenance et la durée de vie utile. Sans ces postes renseignés, le prix affiché ne dit rien et le ratio durabilité/prix reste incalculable.