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ECOMONDO 2026 : comment auditer la durabilité de vos objets publicitaires

Comme le relaie Le Matin.ma, le salon ECOMONDO 2026 met technologies et filières à l'honneur sous l'angle de la transition écologique.

ECOMONDO 2026 : comment auditer la durabilité de vos objets publicitaires

Pour une entreprise bordelaise qui commande des objets publicitaires ou des textiles promotionnels, ce type de rendez-vous n'est pas une vitrine de plus: c'est l'endroit où se valident — ou non — les discours d'origine, les certifications et les promesses de recyclabilité qui finissent dans nos devis. La communication RSE des fournisseurs s'écrit là-bas avant de se retrouver imprimée sur un tote bag, une gourde ou un polo co-brandé.

Ce que la titraille du salon nous apprend

Le titre publié par Le Matin.ma place l'édition 2026 d'ECOMONDO sous le signe des technologies et filières de la transition écologique. Dans notre secteur, cela concerne en première ligne les fibres recyclées, les non-tissés, les encres, les polymères retransformés et les chaînes de traçabilité qui aboutissent chez l'imprimeur local ou le graveur girondin. Trois vérifications méritent d'être inscrites dans tout cahier des charges d'objets publicitaires avant validation du BAT:

  • Part exacte de matière recyclée ou biosourcée, grammage et référentiel de mesure associés (masse, surface, volume) — pas un pourcentage isolé.
  • Site de production réel et non simple siège commercial du revendeur français, car l'origine géographique conditionne l'empreinte transport.
  • Justificatif par lot, pas seulement par campagne générique: un GRS qui couvre une commande sur trois n'est pas un engagement.

Le guide Medef comme grille d'audit

La Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA) signale la mise en ligne par le Medef d'un guide pratique climat, énergie et environnement, conçu pour structurer la démarche RSE des entreprises. Ce cadre tombe à pic pour auditer ce que les prestataires d'objets publicitaires avancent. Trois vérifications à superposer aux précédentes:

  • Demander l'analyse de cycle de vie (ACV) du produit fini, pas une fiche marketing: kgCO₂e par unité et périmètre cradle-to-gate, signés par un tiers.
  • Exiger le numéro de licence d'un label reconnu (GOTS, OEKO-TEX, GRS, FSC) et vérifier en ligne qu'il correspond au site de production déclaré.
  • Calculer le ratio durabilité/prix sur la durée d'usage réelle, pas sur le devis initial: un mug céramique à 4 € peut revenir deux fois moins cher à l'usage qu'un mug étiqueté écologique à 2,50 € qui finit à la benne en six mois.

Ce qu'il reste à surveiller

ECOMONDO 2026 n'est pour l'instant qu'un titre relayé par Le Matin.ma: pas de chiffres de fréquentation, pas de liste d'exposants, pas de bilan matière publié. Le Medef a mis en ligne, via la Fédération du Commerce Coopératif et Associé, un guide climat/énergie/environnement pour structurer la RSE des entreprises: utile en interne, mais ce cadre ne prouve pas qu'un tote bag recyclé le soit vraiment. Notre prochain audit: confronter le programme annoncé aux engagements réels des filières textiles et plastiques recyclés dès que la communication officielle des organisateurs sera accessible, et redéposer une grille de notation à jour sur les fournisseurs référencés à Bordeaux.