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Objets publicitaires : le multi-local et l'économie circulaire sont-ils viables ?

Selon BFM Business, l'émission Objectif Raison d'être du vendredi 19 juin a confronté Adrien Geiger (directeur engagement et durabilité du groupe L'Occitane), Hortense Harang (co-fondatrice et…

Objets publicitaires : le multi-local et l'économie circulaire sont-ils viables ?

Selon BFM Business, l'émission Objectif Raison d'être du vendredi 19 juin a confronté Adrien Geiger (directeur engagement et durabilité du groupe L'Occitane), Hortense Harang (co-fondatrice et dirigeante de Fleurs d'Ici) et Catherine Saire (directrice Développement durable chez Deloitte) sur une question directe: le multi-local et l'économie circulaire appliqués à la cosmétique tiennent-ils réellement leurs promesses? Présentée par Cyrielle Hariel, la grille méthodologique de l'émission — vérification des chiffres, refus des superlatifs — recoupe point par point ce que nous imposons aux fournisseurs textiles d'objets publicitaires pour les directions RSE de la métropole bordelaise.

Le multi-local, grille d'audit pour l'objet promotionnel

Réduire la dépendance aux imports lointains, ouvrir les fiches techniques sur le lieu exact de tissage, exiger un grammage vérifié et un pourcentage de fibres recyclées traçables: trois critères qui structurent tout audit sérieux d'un tote bag, d'une polaire ou d'un polo logoté. Les intervenants de l'émission ont insisté sur l'écart entre le « discours RSE » et la réalité des chaînes d'approvisionnement — un point que nous documentons sur les catalogues des fournisseurs bordelais et nationaux, où la mention « made in France » reste trop souvent un argument marketing sans preuve de dernière transformation ni ACV publique.

Le retard hexagonal face à la circulaire mature

Le titre publié par Le Nouvel Économiste rappelle que la France se situe sous la moyenne européenne en économie circulaire, les industriels restant en première ligne des efforts à fournir. Côté recyclage industriel, le terrain vietnamien documenté par Vietnam.vn expose une maturité que la filière hexagonale peaufine encore: Duy Tan Recycling y transforme environ 100 000 tonnes de plastique usagé par an, soit l'équivalent de près de sept milliards de bouteilles, dans un cadre de responsabilité élargie des producteurs (REP) qui impose aux fabricants et importateurs des taux obligatoires de collecte et de recyclage. ProAmpac publie par ailleurs son rapport d'impact développement durable 2026 — un signal à mettre en regard des engagements de nos fournisseurs locaux d'emballages et d'objets promotionnels.

Trois vérifications pour vos appels d'offres RSE

Pour une direction RSE ou un acheteur bordelais, cette revue de presse appelle trois contrôles immédiats sur les objets textiles et goodies: le pourcentage réel de matière recyclée intégrée (et non simplement déclarée en brochure), le pays de dernière transformation — pas seulement d'assemblage — et l'existence d'une filière de fin de vie documentée: reprise, réemploi ou recyclage matière. Multiplier les fournisseurs sans verrouiller ces trois données revient à acquitter un surcoût « éco-conception » qui ne résiste à aucun audit.