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Nouveau règlement européen : comment adapter vos emballages d'objets publicitaires

Selon la Commission européenne, le règlement européen sur les emballages (PPWR) s'applique depuis le 12 août 2026 à tout produit mis sur le marché de l'Union.

Nouveau règlement européen : comment adapter vos emballages d'objets publicitaires

Le texte impose des critères stricts d'éco-conception et de recyclabilité à l'ensemble des emballages — packaging primaire, secondaire et tertiaire inclus. Pour les entreprises bordelaises qui achètent des objets publicitaires et des goodies, cela concerne aussi bien la boîte du mug que le calage du stylo ou le sachet du tote bag livré en coffret.

Matériaux et composition: ce qu'impose le PPWR

Le règlement fixe deux séries d'exigences. Sur la fabrication, les emballages doivent désormais répondre à des critères précis d'éco-conception: limitation de certaines substances, optimisation des matières premières, traçabilité des matériaux. Sur la fin de vie, tout emballage doit être réutilisable ou valorisable — recyclable, compostable ou réemployable dans une filière existante. À partir de 2030, les emballages à usage unique seront interdits dès qu'une alternative plus durable existe; la Commission cite elle-même les mini-doses de shampoing en hôtel comme exemple emblématique de ce qui disparaîtra.

Pour un objet publicitaire, l'application est directe. Une boîte cartonnée pelliculée, un blister non détachable, un coffret mêlant carton, plastique et ruban métallique deviendront des cas de non-conformité, ou au minimum de refus de tri systématique dans les centres français.

De l'emballage au geste de tri: la chaîne réelle

En parallèle, une consultation publique a été ouverte le 13 août 2026 sur le projet d'arrêté fixant le cahier des charges des éco-organismes de la filière des emballages ménagers, comme le signale Vie-publique.fr. L'objectif affiché: renforcer les objectifs de recyclage et d'éco-conception au niveau national. Concrètement, les metteurs sur le marché — y compris les entreprises qui distribuent des goodies en volume lors de salons bordelais ou d'opérations de street marketing — verront leurs obligations de contribution s'ajuster dans les mois qui viennent.

L'enjeu réel n'est pas l'emballage en soi, mais ce qu'il devient après usage. Un packaging monomatériau — tout carton, tout papier — passe les filières actuelles. Un packaging multimatériau — carton couché pelliculé, sachet complexe, film plastique — finit en refus de tri dans la majorité des centres en France. Pour un goodies offert à un client ou un partenaire, cela revient à décider dès la commande si l'objet sera réellement recyclé ou s'il terminera enfoui.

Ce que nous vérifions désormais avant une commande

Trois critères à inscrire dans tout cahier des charges:

1. Monomatériau vérifiable. Demandez le grammage exact du carton, la composition des encres, la présence ou non de vernis et de pelliculage. Un carton non couché, imprimé à l'eau, se recycle effectivement; un support couché pelliculé brillant est plus difficile à orienter vers les filières françaises.

2. Calage et suremballage. Interdisez les calages plastiques non recyclables, les sachets bulle et les films plastiques non séparables. Exigez du calage carton, papier froissé ou fibre moulée — trois filières matures.

3. Ratio durabilité/prix. Un packaging éco-conçu coûte plus cher qu'un packaging standard. La question n'est pas de savoir si vous pouvez l'absorber, mais combien de temps l'objet lui-même reste en usage. Un goodies jeté au bout de trois mois ne rembourse ni son emballage, ni l'image qu'il était censé porter.

Le PPWR ne supprime pas l'objet publicitaire. Il déplace le curseur: ce que le packaging laisse dans la chaîne de collecte compte désormais autant que le message qu'il porte. Pour une commande passée depuis Bordeaux, c'est un critère de brief, plus une option.