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Transition écologique en Soule : le projet Ibar Berdea redéfinit l'économie locale

Selon Sud Ouest, son président François-Xavier Parrelassume une ligne claire: « continuer à avoir une dynamique économique tout en gardant un territoire durable », autrement dit faire de la…

Transition écologique en Soule : le projet Ibar Berdea redéfinit l'économie locale

Lors de son assemblée générale du 16 juin, l'association Odace a réuni plus de 70 participants à Mauléon-Licharre pour formaliser sa mission d'accompagnateur économique en Soule, avec en tête de file le projet Ibar Berdea — « Vallée verte » — dédié à la transition écologique des entreprises du territoire. Selon Sud Ouest, son président François-Xavier Parrelassume une ligne claire: « continuer à avoir une dynamique économique tout en gardant un territoire durable », autrement dit faire de la contrainte environnementale un axe stratégique, pas un alibi de communication.

Un projet de territoire, pas une labellisation produit

Ibar Berdea cible l'écosystème entrepreneurial local: accompagnement, formation, montée en compétences sur les sujets environnementaux. L'association revendique un périmètre plus large que la seule performance écologique — emploi, mobilité, logement, attractivité — ce qui place le sujet « transition » dans un cadre structurel et non cosmétique. Pour un donneur d'ordre bordelais qui cherche à sourcer des objets publicitaires autrement, le signal intéressant n'est pas le mot « durable » employé par l'association: c'est l'existence d'un tissu d'entreprises souletines en cours de structuration sur ces sujets, potentiellement mobilisables pour des productions locales ou des sous-traitances mieux tracées — à condition de vérifier qui fait quoi, et avec quelle matière.

Ce qu'il manque pour en faire un levier d'achat

Le matériau de la transition, ici, reste flou. Aucun chiffre clé n'est publié dans les éléments disponibles: pas de gramme de matière recyclée, pas de bilan carbone associé au projet, pas d'unité de mesure ACV, pas de liste de fibres ou de supports valorisés. La communication d'Odace joue la carte du récit territorial — « vallée verte », gouvernance collective, mobilisation des élus — sans livrer les indicateurs qui permettraient à un acheteur professionnel de qualifier la démarche. Ce n'est pas un reproche en soi: l'association se positionne comme animateur, pas comme fabricant. Mais cela signifie que l'entreprise bordelaise qui voudrait s'appuyer sur Ibar Berdea pour verdir sa commande d'objets publicitaires devra, en pratique, demander elle-même les données de traçabilité et de fabrication à chaque prestataire contacté.

Ce que nous retenons pour les audits à venir

Trois points à suivre de près: d'abord, la publication éventuelle d'un référentiel matériel ou d'une grille de critères accessible aux acheteurs hors territoire; ensuite, le nommage précis des entreprises souletines engagées dans le dispositif, pour passer de la promesse collective à des fournisseurs identifiables; enfin, l'apparition — ou non — d'indicateurs chiffrés comparables à ceux exigés dans les appels d'offres responsables (part de matière recyclée, lieu de transformation, coût environnemental par unité). Tant que ces données n'existent pas en accès libre, Ibar Berdea reste un cadre de travail prometteur pour les acteurs locaux, mais inopérant comme garantie d'achat pour un commanditaire bordelais. Le ratio durabilité/prix, lui, ne pourra s'établir qu'une fois la traçabilité documentée.