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Objets publicitaires : pourquoi la dépréciation des retours doit guider vos achats

D'après un communiqué relayé par businesswire.com et repris par Yahoo Finance France, une nouvelle donnée sur l'économie circulaire circule dans l'actualité: sur dix articles retournés chez les détaillants, neuf perdent de la valeur au moment de la reprise.

Objets publicitaires : pourquoi la dépréciation des retours doit guider vos achats

Pour les entreprises bordelaises qui commandent des objets publicitaires et du textile personnalisé, ce ratio de 90 % invite à interroger la durabilité économique de leurs goodies avant tout programme de fin d'année.

Le ratio, mais pas l'origine

Le titre publié n'est accompagné, dans nos sources, ni du nom de l'organisme qui produit l'étude, ni de la méthodologie employée, ni du périmètre produit couvert. Impossible, donc, de savoir si la mesure porte sur l'habillement, l'électronique grand public, l'ameublement ou un panier mixte. Pour l'objet publicitaire, la situation diffère structurellement du retail classique: les invendus, prototypes non validés et stocks dormants ne retournent pas toujours au détaillant, mais ils suivent la même logique de dépréciation dès qu'ils sortent du circuit de production initial. Le ratio « 9 sur 10 » sert ici d'indicateur de tendance, pas de mesure directement transposable à une commande de textiles siglés.

Conséquences pour le sourcing textile et le calcul ACV

Pour un service achats ou communication basé en métropole bordelaise, le chiffre impose deux réflexes. D'abord, la valeur d'un objet publicitaire se joue au moment du choix du matériau — grammage du textile, nature des fibres, type d'encre, traçabilité fournisseur — et non lors d'une hypothétique seconde vie. Un tote bag en coton non tracé, une pochette en polyester recyclé sans indication de recyclabilité, ou un textile imprimé avec des encres non dissociables, n'a aucune chance de conserver sa valeur en fin de cycle. Ensuite, l'évaluation durabilité/prix ne peut plus se limiter au coût unitaire: elle doit intégrer le risque de dépréciation en cas de non-utilisation, de sur-stockage ou de retour de fin de campagne. C'est ce delta qui détermine l'ACV réelle d'un goodie, avant toute compensation carbone affichée.

Ce qu'il reste à vérifier

Tant que l'étude source n'est pas publiée avec sa méthodologie, son périmètre et son jeu de données, le ratio de 90 % reste un signal sectoriel, pas une référence opposable. Les directions RSE et les responsables communication qui préparent leurs appels d'offres textile pour la fin d'année ont intérêt à interroger leurs fournisseurs sur trois points: la traçabilité documentée des fibres, la dissociabilité des encres et accessoires, et l'existence d'un circuit de reprise effectif. Sans réponse sur ces trois critères, le ratio durabilité/prix reste virtuel, quel que soit le discours commercial du prestataire.