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Transition écologique : comment transformer durablement le secteur des objets publicitaires

Coorganisé par l'Institut Veblen et le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), le débat du 26 août 2026, tenu à l'occasion du numéro 111 de L'Économie politique, arrive à point nommé: l'Union européenne…

Transition écologique : comment transformer durablement le secteur des objets publicitaires

Coorganisé par l'Institut Veblen et le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), le débat du 26 août 2026, tenu à l'occasion du numéro 111 de L'Économie politique, arrive à point nommé: l'Union européenne s'apprête à légiférer contre le greenwashing dans le secteur tech, et les acheteurs bordelais d'objets publicitaires à composante électronique ne peuvent plus se contenter d'un logo « écolo » glissé sur le devis. La soirée a réuni cinq intervenants autour d'un écart structurel: les innovations locales restent fragiles dans un système économique global qui les soutient très peu.

Cinq profils, un même constat

À la tribune: Mathilde Durie, présidente du CJD; Flora Depernet (Mouvement Impact France); Romain Demissy, intervenant-chercheur au sein de RED; ainsi qu'Aurélie Cordé (MB Pack) et Hervé Baffie (ADEME Lyon), sous réserve de disponibilité. Coanimation par Laurène Collard (CJD) et Wojtek Kalinowski (Institut Veblen). Fil rouge de la soirée: les entreprises qui repensent leur modèle à l'aune de la transition écologique transforment l'économie à l'échelle locale, mais leur pérennité dépend d'alliances politiques nouvelles au sein de la société civile. C'est précisément le maillon qui manque aux filières d'objets publicitaires durables.

Trois vérifications à durcir dans le prochain cahier des charges

Le mouvement européen sur le greenwashing tech rebat les priorités du sourcing B2B:

  • Exiger le lieu d'assemblage final du produit, et pas seulement l'adresse commerciale du fournisseur — c'est là que se concentre l'empreinte carbone réelle.
  • Demander une analyse de cycle de vie (ACV) opposable et chiffrée, pas une simple déclaration « recyclé ». Sans ratio neuf/recyclé documenté, l'audit s'impose.
  • Imposer un contrat de reprise ou de recyclage en fin de vie pour toute électronique promotionnelle. Sans cette clause, l'acheteur reste aveugle sur l'après-distribution.

MB Pack, cité parmi les intervenants, incarne justement cette nouvelle génération d'emballages qui accepte de rendre des comptes sur la matière, l'assemblage et la fin de vie.

Le ratio qui tranche

Un objet publicitaire se justifie uniquement si sa durée d'usage prévisible divise son empreinte carbone par un prix d'achat acceptable — et si le fournisseur accepte de soumettre ses données d'ACV à un tiers vérificateur désigné par l'acheteur. Sans cette colonne vertébrale, le débat parisien reste un effet d'annonce. Avec elle, c'est un cahier des charges.