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Objets publicitaires : pourquoi la durabilité devient le levier de rentabilité des marques

Forbes le pose sans détour dans son analyse publiée mi-juillet: selon le rapport relayé par le média, l'investissement dans la réduction de l'empreinte écologique — du packaging aux matériaux…

Objets publicitaires : pourquoi la durabilité devient le levier de rentabilité des marques

Forbes le pose sans détour dans son analyse publiée mi-juillet: selon le rapport relayé par le média, l'investissement dans la réduction de l'empreinte écologique — du packaging aux matériaux durables — est devenu un levier de rentabilité majeur. La Gen Z y est identifiée comme la génération la plus attentive à l'impact de ses achats. Cette mécanique, documentée sur le segment luxe, s'applique intégralement au marché français de l'objet publicitaire, où la tentation du « pas cher jetable » reste le défaut structurel du secteur.

Du matériau à l'usage: ce que change le rapport Forbes

L'argument central tient en une phrase de Sarah Davis, fondatrice de Fashionphile, citée dans le dossier Forbes: « l'article de luxe le plus durable est celui qui existe déjà ». Traduction en termes de goodies d'entreprise: un mug céramique cassé au troisième lavage, un stylo plastique jeté au bout de deux mois, un tote bag dont l'anse cède avant le premier salon — ce ne sont pas des objets promotionnels, ce sont des déchets financés par la marque émettrice. Le ratio durabilité/prix devient la seule métrique défendable.

Forbes insiste aussi sur la circularité. Fashionphile fonctionne sur un modèle de revente et rachat; Mulberry a restauré près de 10 000 pièces en 2025 dans son usine du Somerset via le programme Mulberry Exchange, selon les chiffres cités dans l'article. Matouk, fabricant de linge au Massachusetts, combine énergie solaire sur site, réemploi des chutes de textile et sourcing tracé. Pour l'objet publicitaire, l'équivalent opérationnel n'est pas la revente entre particuliers: c'est la fabrication avec ACV documentée, grammage matière annoncé et certification de filière vérifiable.

Le terrain français: 7 000 commandes et un nouvel entrant

Gift Campaign publie son rapport 2026 fondé sur 7 000 commandes réelles d'objets publicitaires passées par des entreprises et administrations françaises. Le corpus, présenté par Gift Campaign, confirme l'orientation: la traçabilité des matériaux devient un critère d'achat à parité avec le prix unitaire. En parallèle, selon L'Annuaire des Entreprises, l'immatriculation de THE GOOD GOODIES à Paris — grossiste spécialisé — densifie l'offre nationale sur le segment durable.

Pour un acheteur de la métropole bordelaise, trois vérifications s'imposent avant signature de bon de commande:

  • Lieu de fabrication réel, pas seulement l'adresse du siège du fournisseur.
  • Composition matière et grammage annoncés, avec certification tierce sur la filière.
  • Ratio durabilité/prix strict: un objet qui finit au rebut après quelques usages coûte plus cher à la marque — en image comme en budget — qu'un objet légèrement plus onéreux à l'achat mais conçu pour traverser plusieurs campagnes.

Ce qu'il reste à surveiller

La pression réglementaire européenne sur les allégations environnementales et l'ACV va resserrer l'étau sur les fournisseurs incapables de documenter leur chaîne. Pour les directions achat de la métropole, le filtre immédiat: refuser tout devis qui ne mentionne ni le lieu de fabrication, ni la composition matière précise, ni une certification tierce. L'écart entre les discours marketing et la réalité industrielle reste, comme le rappelle Forbes, l'angle mort principal du secteur. Aucune communication par l'objet ne peut s'en exonérer.