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Objets publicitaires : comment répondre aux nouvelles exigences écologiques des élus

Selon Recyclage Récupération, le Ministère de la Transition écologique et l'Ademe publient, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité (OFB), une nouvelle édition du guide « Demain mon…

Objets publicitaires : comment répondre aux nouvelles exigences écologiques des élus

Selon Recyclage Récupération, le Ministère de la Transition écologique et l'Ademe publient, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité (OFB), une nouvelle édition du guide « Demain mon territoire » à destination des élus communaux et intercommunaux, cinq ans après une première version parue en 2020. Pour les entreprises bordelaises qui fournissent objets publicitaires et textiles promotionnels aux collectivités, ce référentiel n'est pas un document de plus: il conditionne à court terme les cahiers des charges des marchés publics locaux, donc les exigences de traçabilité matière que tout fournisseur devra documenter.

Un cadre d'action pour les exécutifs locaux

Le guide s'adresse aux élus communaux et intercommunaux — niveau de décision où se règlent l'essentiel des achats de goodies institutionnels: mugs, tote bags, textiles événementiels, signalétique temporaire. L'urgence environnementale y figure comme sujet de préoccupation central, ce qui place les critères écologiques au rang des attendus explicites plutôt que des arguments commerciaux. Pour un service achats d'une commune de la métropole, cela signifie que la question « d'où vient ce textile, où sera-t-il collecté » ne relève plus du bonus mais du cahier des charges.

Conséquences directes sur le sourcing textile et l'objet

La méthodologie portée par l'Ademe et l'OFB, transposée à l'objet publicitaire, exige trois vérifications systématiques que tout fournisseur doit déjà savoir produire: composition matière et part de fibres recyclées, mesurées en grammage et non en discours marketing; lieu de fabrication exact — la mention « made in UE » ne documente ni l'empreinte carbone du transport ni le mix énergétique de production; scénario de fin de vie documenté, qu'il s'agisse d'une filière de collecte, d'une biodégradabilité vérifiée ou d'une mise en décharge assumée. Ces trois indicateurs recoupent le vocabulaire technique que nous utilisons dans nos audits (grammage, ACV, traçabilité, sourcing). Aucune de ces informations n'est exotique: ce sont précisément celles qu'un fournisseur textile doit déjà produire pour accéder aux marchés publics allemands ou scandinaves.

Ce qu'il faut faire avant la prochaine commande

Pour une PME bordelaise qui équipe ses équipes en goodies ou qui répond à un appel d'offres de la métropole, trois gestes s'imposent en pratique:

1. Cartographier ses fournisseurs actuels sur ces trois critères: matière, lieu de production, fin de vie.

2. Refuser tout devis qui ne mentionne pas le pays de fabrication et le pourcentage exact de matière recyclée ou certifiée — sans ces données, aucune comparaison n'est possible.

3. Intégrer le coût de fin de vie dans le ratio durabilité/prix: un objet à 0,80 € sans filière de collecte coûte plus cher, en empreinte, qu'un objet à 1,40 € réintégré dans une boucle locale de valorisation.

Le guide « Demain mon territoire » n'a pas valeur réglementaire immédiate, mais il sert de référence aux élus dans la rédaction de leurs plans d'action territoriaux. À nous, professionnels de la communication par l'objet, d'anticiper la prochaine mise à jour des critères plutôt que de la subir.