Comment CIPAM accompagne les entreprises vers le Passeport Numérique des Produits
D'après Presse Agence, le spécialiste clermontois de la traçabilité CIPAM a officialisé son offre « DPP Ready » pour préparer les industriels au Passeport Numérique des Produits imposé par l'Union européenne.

Pour les acheteurs bordelais d'objets publicitaires et de textiles promotionnels, l'enjeu est concret: d'ici 2026, les premières catégories de produits — dont les textiles — devront embarquer une carte d'identité numérique traçant matières, fabrication, réparation, empreinte carbone et fin de vie.
Ce que le DPP exige réellement
Le réflexe consiste à réduire le passeport à un QR code ou à une puce RFID apposée sur le produit. CIPAM, spécialiste de traçabilité depuis plus de trente ans au sein du groupe TephraOne, rappelle que ces identifiants ne sont que la surface visible du dispositif. Le travail critique se situe en amont: la collecte et la fiabilisation de données aujourd'hui dispersées entre fournisseurs, ateliers, ERP, PLM, MES, services de maintenance et circuits de recyclage. Comme le résume Jérémy Paris, CTO, « le véritable enjeu n'est pas d'ajouter un QR Code sur un produit, mais de construire un système capable de collecter, sécuriser, structurer et partager les données tout au long de son cycle de vie ». Le constat a été partagé le 25 novembre 2025 à Clermont-Ferrand devant plus d'une centaine de professionnels du secteur.
Pour un objet publicitaire — tote-bag polyester, t-shirt coton, gobelet réutilisable — cela signifie documenter la chaîne d'approvisionnement bien au-delà du logo brodé: origine des fibres, lieu de tissage, fournisseur de teinture, composition réelle, conditions de fabrication. Ce qui relevait hier de l'argument marketing devient une donnée opposable.
Calendrier et premier filtre pour les acheteurs
Le règlement ESPR, entré en vigueur en juillet 2024 dans le cadre du Green Deal, impose un déploiement progressif du DPP entre 2026 et 2030. Les filières textiles figurent parmi les premières concernées. Pour les entreprises bordelaises qui commandent des goodies, cela impose d'intégrer dès maintenant un critère de traçabilité dans les appels d'offres: demander au prestataire où sont fabriqués les produits, quels sont les matériaux exacts (composition, grammage, part de fibres recyclées), et si ces données existent sous une forme exportable et interopérable.
L'offre « DPP Ready » de CIPAM se structure en trois étapes — sensibilisation, cartographie des données, choix des technologies et architecture — avec un objectif d'interopérabilité conforme au standard GS1 Digital Link. C'est précisément ce point qu'il faut surveiller: un passeport numérique fermé, propriétaire, inutilisable hors de l'écosystème du fournisseur, ne répond pas à l'esprit du règlement et expose l'acheteur à un coût de réversibilité élevé.
Vérifier avant de signer
Trois contrôles minimums avant de valider une commande de textile promotionnel cette année: exiger la fiche matériau avec composition précise et certification adaptée (GOTS, GRS, OEKO-TEX selon la fibre), obtenir l'adresse de l'atelier de fabrication final — pas seulement celle du donneur d'ordre — et interroger le prestataire sur sa capacité à transmettre, demain, les données exigées par le DPP. Un fournisseur incapable de répondre à ces trois questions aujourd'hui sera structurellement incapable de produire un passeport conforme demain. Le ratio coût/durabilité d'un objet publicitaire se joue désormais à ce niveau d'exigence documentaire, et non plus sur le seul prix unitaire.