PACK Act : vers une certification obligatoire des allégations environnementales sur les goodies
Le 1er septembre 2026, la sous-commission Commerce, Manufacturing and Trade de la Chambre américaine a fait avancer le PACK Act, un projet de loi qui impose un cadre national aux mentions «…

Le nerf de la traçabilité: quand la mention « recyclable » exige une preuve
Le 1er septembre 2026, la sous-commission Commerce, Manufacturing and Trade de la Chambre américaine a fait avancer le PACK Act, un projet de loi qui impose un cadre national aux mentions « recyclable », « compostable » et « réutilisable » apposées sur les emballages et produits, selon Resource Recycling. Concrètement, toute entreprise souhaitant utiliser ces trois termes devra s'appuyer sur une certification délivrée par un tiers accrédité. Pour les acheteurs bordelais d'objets publicitaires, l'information compte au-delà de l'Atlantique: la majorité des goodies textiles et packaging importés ou sourcés via des catalogues internationaux reposent précisément sur ces trois mentions pour justifier un surcoût « éco ».
Ce que le texte change pour l'étiquetage
Le PACK Act ne se contente pas de définir les mots: il impose une méthodologie de preuve. La certification par un tiers accrédité signifie qu'un organisme indépendant — et non le fabricant lui-même — doit valider la conformité de l'allégation. Trois termes sont explicitement encadrés: « recyclable », « compostable », « réutilisable ». Aucun de ces mots ne pourra donc plus être apposé sur la base d'une simple auto-déclaration fournisseur. Pour un service achats ou un responsable RSE en PME bordelaise, cela recoupe directement la traçabilité exigée dans les cahiers des charges textile (ACV, gramme, composition) que nous auditons régulièrement sur les goodies coton, polyester recyclé ou bambou.
Ce qu'il faut suivre côté achats
Trois points méritent une veille active. Premièrement, l'avancée du texte au Congrès américain reste conditionnelle: le passage en commission plénière puis le vote n'ont pas eu lieu au moment de la publication. Deuxièmement, la définition exacte des seuils de recyclabilité, de compostabilité et de réutilisabilité conditionnera la portée réelle du dispositif — un tote bag réutilisable dix fois contre un gobelet réutilisable cent fois ne relèvent pas du même impact. Troisièmement, et c'est le point névralgique pour notre niche, les fournisseurs européens devront aligner leurs propres claims dès lors qu'ils visent le marché américain ou qu'ils servent des clients internationaux opérant aux deux rives de l'Atlantique. Anticiper la documentation de certification tierce devient un avantage commercial pour les prestataires de la métropole bordelaise, et un critère de filtrage immédiat pour les donneurs d'ordre. En attendant un cadre européen équivalent, la discipline reste celle du dossier technique: exiger le rapport d'ACV, la traçabilité de la fibre et le protocole de fin de vie documenté avant tout surcoût « durable ».