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MATREX : le modèle industriel français au service de vos objets publicitaires

Villeneuve-sur-Yonne, 50 salariés, plus de 90 % de fournisseurs français, zéro délocalisation en quinze ans: d'après un entretien accordé au Figaro par Marc Lieutaud, à la tête de MATREX depuis 2010…

MATREX : le modèle industriel français au service de vos objets publicitaires

Villeneuve-sur-Yonne, 50 salariés, plus de 90 % de fournisseurs français, zéro délocalisation en quinze ans: d'après un entretien accordé au Figaro par Marc Lieutaud, à la tête de MATREX depuis 2010, voilà ce que « Made in France » donne quand le discours accepte de descendre dans le détail. Pour nous, acheteurs d'objets publicitaires et de textiles personnalisés en Gironde, le cas est un étalon utile pour trier les engagements vérifiables des slogans politiques.

Le périmètre industriel réel

MATREX n'est pas un acteur de notre filière: l'entreprise conçoit des solutions de convoyage et de manutention pour les industries pharmaceutiques, aéroportuaires, manufacturières et de la distribution. Mais sa grille de lecture s'applique directement à l'objet textile personnalisé. Créée en 1961, implantée à Villeneuve-sur-Yonne depuis 1972, l'entreprise y regroupe environ 50 salariés sur un site unique.

Marc Lieutaud est ingénieur de formation. Avant la reprise, il a dirigé des filiales de grands groupes en Allemagne, au Portugal, au Brésil et en Amérique du Nord — un parcours qui crédibilise son discours sur la concurrence internationale, loin du repli nationaliste.

Trois chiffres à retenir:

  • reprise en 2010 sans recours à la délocalisation;
  • sourcing à plus de 90 % auprès de partenaires français;
  • certification récente par l'UIMM sur les volets environnementaux.

Là où le discours dérange — et nous sert

Le dirigeant assume une transparence qui manque trop souvent à la communication textile. Il reconnaît ainsi que ses fournisseurs français « importent eux-mêmes une partie de ce que nous leur achetons », ce qui abaisse mécaniquement le taux réel de valeur ajoutée hexagonale. Il critique aussi une « vision purement financière, court-termiste, inconciliable avec une logique industrielle ».

Pour notre secteur, c'est un rappel utile: l'étiquette « fabrication française » appliquée à un tote bag, une gourde ou un polo publicitaire ne tient que si le donneur d'ordres a exigé le pays de tissage, de teinture, de coupe et de confection séparément.

La grille de contrôle à appliquer à Bordeaux

Quatre vérifications systématiques avant de valider un appel d'offres textile ou goodies:

1. Pays de chaque étape de transformation (filature, tissage, teinture, assemblage) — pas un agrégat « France ».

2. Liste exhaustive des composants importés: fils, boutons, fermetures, encres, supports de marquage.

3. Numéro de licence des certifications citées (OEKO-TEX, GOTS, GRS, Bluesign), pas un simple logo sur un PDF commercial.

4. Ratio durabilité/prix calculé sur la durée de vie prévue du produit, pas sur le seul coût unitaire.

L'engagement MATREX montre qu'un discours Made in France crédible commence par lister ce qu'il ne peut pas produire — pas par gommer la mention de ses intrants étrangers.